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10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 22:03

Chronologie des évènements

 

 

 

 

Date

Incidents

3 décembre 2010

Des jeunes patriotes appuyés par des FDS venant de Duekoué attaquent la communauté allogène de Bagohouo faisant sept morts par balle.

 

 

16 décembre 2010

Violences intercommunautaires à Fengolo à la suite d’une attaque menée par les FDS et les Jeunes patriotes. L’attaque a été repoussée par les dozos qui ont subi trois pertes en vie humaine.

Attaque et prise de Bangolo par les FAFN

Marche RHDP à Abidjan et dans les autres villes du pays.

3 au 5 janvier 2011

Affrontements entre Malinké et Guéré au quartier Kokoma.

16 janvier 2011

Les FDS-CI se sont installés à Boyapleu et y ont passé près d’un mois. C’était une équipe de 20 éléments dont la moitié (10) se relayait tous les deux jours. Ces éléments étaient composés essentiellement de Guéré, Bété et Attié.

22 février 2011

Arrivée vers 3h00 à Boyapleu de 15 cargos remplis de FDS, miliciens et mercenaires qui chantaient en français et en guéré qu’ils allaient libérer  Danané et Man « On va installer Gbagbo, on va manger Yacouba ».

23 février 2011

Attaque par les FANCI des positions FAFN à Bounta (Danané), violant ainsi le cessez-le-feu ; Cette attaque s’est soldée par la déroute des FDS et des miliciens qui les soutenaient.

 

 

24 février 2011

Prise de Teapleu par les FAFN

Attaque de Boyapleu par les FDS et miliciens, repoussée par les FAFN. Prise de Zouan Hounien par les FRCI

Les miliciens se déploient dans la ville de Toulepleu. Ils pillent les maisons et magasins. La population apeurée commence à partir de la ville.

25 février 2011

Attaque de Bin Houye. Les FAFN ont été repoussées pendant trois heures par les miliciens avant de prendre la ville.

28 février au  2 mars 2011

Combat à Goulaleu et prise de la ville

4 mars

Attaque des FDS, patriotes, miliciens et mercenaires libériens Pehe. Ils passaient de village en village, et de campement en campement pour s’en prendre aux populations allogènes. Plusieurs personnes ont été tuées à GriéI, Paobli, Baobli, Diahi, Méo, Péhé.

6 mars 2011

Affrontement entre FAFN et miliciens de 6h00 à 14h00 à Toulepleu. Les populations qui étaient encore sur place sont restées cloîtrées chez elle. Les FRCI ont ensuite entamé le  « ratissage » de maison en maison.

9 mars

Les miliciens et mercenaires libériens attaquent lfa (Blolequin) en frappant et molestant les populations. Ces dernières ont fui pour se réfugier à Blolequin.

12 mars 2011

Attaque de Toulepleu

13 mars

Hostilités entre FDS-FAFN à Doké. Rudes combats qui ont duré 10 jours. Les FDS ont repris la ville du 18 au 19 mars. Ensuite reprise par les FAFN le 21 mars.

14 mars 2011

Les membres du COJEP, érigent des barrages à Sahibly (Toulepleu), pillent et extorquent les biens des populations. Empêchent les populations allogènes et étrangères de vaquer à leur occupation et d’accéder aux champs.

17 mars 2011

Signature par M. Alassane Dramane Ouattara, Président de la République, de l’ordonnance no 2011-002 du 17 mars 2011 portant création des Forces républicaines de Côte d’Ivoire qui consacre définitivement l’unification des Forces Armées Nationales (FANCI) et des Forces Armées des Forces Nouvelles (FAFN).

18 mars 2011

Massacre de PDI à la préfecture de Blolequin par un groupe de miliciens dirigé par un certain Bob Marley

 

Prise de la ville de Toulepleu par les FRCI

20 et 21 mars

Attaque de Ifa situé à 30 km de Blolequin par les miliciens et mercenaires libériens. Cibles, les Burkinabè, Baoulé et Malinké.

21 mars 2011

Prise de Blolequin par les FRCI

23 mars

Braquage entraînant la mort d’un jeune guéré à Niambly, près de Duekoué

 

 

 

24 mars

Trois Baoulés tués en représailles par des miliciens à Niambly.

Le 24 mars, en vue de contrer les avancées des FRCI à l’ouest et de protéger le « verrou » de la ville de Duekoué, Colombo et Bah Roland auraient reçu du ministre de l’intérieur une enveloppe de 10 millions destinés au recrutement de mercenaires et à l’enrôlement de nouveaux miliciens.

 

 

 

28 mars 2011

Attaque de Duekoué par les FANCI depuis Guessabo vers 6h00 du matin

8h00 arrivée des premiers déplacés au camp de l’ONUCI à Duekoué

Neuf ressortissants de la CEDEAO sont égorgés au quartier Nazareth par des miliciens, puis jetés dans un caniveau d’eau usagée.

30 mars

Prise de la ville de Duekoué par les FRCI

31 mars

Prise de la ville de Guiglo par les FRCI qui ont pris la ville en tenaille. Une première équipe venait de Duekoué après la prise de cette ville le 29 mars et une deuxième équipe venait de Teapleu (Danané).

 

 

2 avril 2011

Des miliciens guérés tuent une famille de 11 personnes à Bantroya dans le Département de Bakoubly.

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 14:02

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Sadi Carnot, président français de l'époque

 

10 mars 1893. Il a exactement 122 ans, jours pour jour, qu'un certain Sadi Carnot, alors président français, signait le décret créant la colonie de Côte d'Ivoire. En exclusivité, je vous livre ce décret resté longtemps méconnu (NDLR).

Article 1er

Les colonies de la Guinée Française, la Côte d’Ivoire et du Bénin constituent trois colonies distinctes qui sont classées parmi les colonies du premier groupe énumérées par l’article 4 du décret du 2 février 1890.

L’administration supérieure de chacune de ces colonies est confiée à un gouverneur assisté d’un secrétaire général.

Article 2

Les gouverneurs de la Guinée française, de la Côte d’Ivoire et du Benin exercent dans toute l’étendue de leurs colonies respectives, les pouvoirs déterminés par les décrets et règlements en vigueur, et notamment par l’ordonnance organique du 7 septembre 1840.

Article 3

Le gouverneur de la Guinée française est chargé de l’exercice du protectorat de la République sur la Fouta-Djalon et les territoires avoisinants. Le gouverneur de la Côte d’Ivoire est chargé de l’exercice du protectorat de la République sur les Etats de Kong et les autres territoires de la boucle du Niger. Toutefois les Etats de Samory et de Thiéba restent sous la juridiction du commandant supérieur du Soudan français. L’action du gouvernement du Bénin s’étendra sur tous les Etablissements compris entre la colonie anglaise de Lagos et la colonie allemande du Togo et sur les territoires de l’intérieur.

Article 4

Le service du trésor est assuré dans chacune des colonies par un trésorier-payeur.

Article 5

 Sont abrogées toutes les dispositions contraires au présent décret »

Sadi Carnot

 

NB: L’ordonnance du 7 septembre 1840 relative au Sénégal et à ses dépendances fut alors applicable à la Côte d’Ivoire. La colonie devait être administrée par un gouverneur et deux chefs d’administration assistés d’un conseil d’administration (vous avez bien lu, Lol). Ce conseil était composé du gouverneur, des deux chefs d’administration et de deux notables.


André Silver Konan

Journaliste-écrivain

 

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17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 10:19

 

C’est un fait. De nombreux enfants disparaissent depuis des mois à Abidjan, et cela commence à bien faire. Depuis quelques semaines, je suis personnellement certaines affaires et je suis arrivé à une conclusion implacable: il existe à Abidjan un véritable réseau de pervers et de sadiques, qui menacent la sécurité de nos enfants, mais pas seulement. Dans ces affaires de disparition, nous les parents, sommes responsables, dans de nombreux cas. Explications et propositions.


Il y a quelques semaines, j’ai été saisi du cas d’un enfant disparu à Marcory. Avec des amis, nous avons mené une campagne sur les réseaux sociaux. Très vite, cette campagne a payé. Une dame qui avait recueilli le gamin, la veille, a vu les publications et a juste appelé le numéro affiché. L’enfant qui connaissait à peine son nom, encore moins celui de ses parents et leur lieu d’habitation, a pu ainsi retrouver les siens. Des explications fournies par la mère, il ressort que la veille, celui-ci avait suivi des élèves, à la sortie de l’école. Conclusion ? Les parents de l’enfant ont manqué de vigilance, puisque celui-ci n’aurait pas suivi d’autres élèves, si un adulte l’attendait à la sortie de l’école.

 

De la responsabilité des parents

 

Les histoires de ce genre sont légion, dans le cadre des disparitions d’enfants. La rubrique créée, il y a quatre ou cinq ans par la télévision ivoirienne (Rti), sur les enfants disparus qui recherchaient leurs parents, est l’une des preuves que les parents ont une nette responsabilité dans la disparition de leurs enfants. De mémoire de défenseur des droits des enfants, je n’ai pas encore eu connaissance d’un enfant enlevé alors qu’il était accompagné par un adulte.

Les parents  doivent donc changer radicalement de comportement, et  surveiller permanemment leurs enfants, comme cela se fait en Europe, sans toutefois verser dans la paranoïa. Oublions notre bonne vieille culture africaine de respect, à la limite mystique, pour “l’étranger”, et ne donnons l’occasion à personne de s’approcher de nos enfants. Bref. N’envoyons plus nos enfants acheter seuls de l’huile à la boutique, ne les laissons plus aller seuls à l’école ou jouer dans la rue... Surveillons nos enfants tout le temps et en tout lieu.

 

De la responsabilité de l’Etat

 

Ne nous y méprenons pas. Le phénomène de disparition des enfants ne date pas d’aujourd’hui. Si nous nous en émouvons aujourd’hui, c’est parce que les nouveaux médias offrent la possibilité à de nombreuses personnes d’être alertées. Cependant, le phénomène devient de plus en plus sérieux, surtout quand on reçoit des images insoutenables d’enfants atrocement mutilés, par des criminels obscurantistes (cybercriminels ou “brouteurs”, marabouts, trafiquants d’organes humains, etc.) La responsabilité de l’Etat est donc grande. Voilà pourquoi je fais ces trois propositions.

 

Proposition 1

Le ministère de la Solidarité, de la Famille, de la Femme et de l'Enfant pourrait initier une grande campagne de sensibilisation, à l’endroit des parents et des enfants. Cette campagne tournerait autour de la vigilance et de la responsabilité des parents, ainsi que de la prudence des enfants.

 

Proposition 2

Le ministère de l'Intérieur et de la Sécurité pourrait créer une unité spéciale de police chargée d’enquêter exclusivement sur les crimes contre les enfants, y compris les crimes sexuels contre mineurs. En France, il existe un Office central pour la répression des violences aux personnes (Ocrvp), chargé, entre autres, d’enquêter sur les violences sexuelles, les séquestrations et enlèvements.

En Côte d’Ivoire, une Unité spéciale de répression des violences aux enfants, pourrait être créée. Elle serait composée de policiers, de psychologues, de sociologues et d’assistants sociaux, qui enquêteraient sur les cas de disparition d’enfants. Il n’y a que des enquêtes coordonnées par des experts, qui pourraient très vite identifier les réseaux criminels qui sévissent en toute impunité.


Proposition 3

Le ministère de la Justice, des Droits de l'homme et des Libertés publiques pourrait spécialement confier la gestion des affaires de ce genre à des juges d’instruction et des procureurs formés dans ce sens. Le rôle de ces derniers ne se limiterait pas à la poursuite des criminels, ils devraient aussi poursuivre les parents d’enfants perdus (retrouvés ou non), coupables de négligence.


Il est vraiment temps que l’Etat affronte les criminels qui enlèvent et mutilent nos enfants dans son devoir régalien, mais il est aussi temps que nous, parents d’enfants, assumions notre responsabilité sociétale. Trop c’est trop !

 

André Silver Konan

Journaliste-écrivain

Source: Fraternité Matin

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21 décembre 2014 7 21 /12 /décembre /2014 10:36

Selon les Autorités, ce sont pas moins de 100 000 véhicules qui devraient passer, chaque jour, sur le pont Henri Konan Bédié. Avec ce chiffre, je pense que le Gouvernement pourrait faire un grand cadeau de fin d’année aux Abidjanais, en fixant des tarifs de passage, accessibles à tous. Voici donc mes propositions, et j’expliquerai pourquoi elles me paraissent judicieuses.

 

-         300 FCFA pour les véhicules personnels et les taxis ;

-         500 FCFA pour les cars de moins de 32 places (transport ou non)

-         1 000 FCFA pour les cars de plus de 32 places et les gros camions.

 

Remboursement de la dette


Avec ces tarifs, en partant d’une moyenne de 500 FCFA par jour, on a une recette quotidienne de 50 millions FCFA et 1.5 milliard FCFA par mois. Cela donne 18 milliards FCFA par an. En dix ans, sans tenir compte du nombre de véhicules qui va certainement passer du simple au double, et les frais de fonctionnement, le péage aura rapporté 180 milliards FCFA, largement suffisants pour rembourser la dette de 152 milliards FCFA, contractée par l’Etat et Bouygues (les deux associés majoritaires de l’entreprise qui gère le pont), auprès de la Banque africaine de développement (BAD). Si non et dans le pire des scénarii, étant donné que l’exploitation du pont devrait durer 30 ans (si je ne m’abuse), les partenaires au projet, ont tout le temps d’entrer dans leur fonds, avec ces tarifs.

 

Pouvoir d’achat


Je propose ces tarifs parce qu’avec 300 FCFA, les propriétaires de véhicules personnels ne perdraient rien, bien au contraire. Ils épargneront sur le prix du carburant qu’ils payaient jusque-là en passant par le pont De Gaulle au Plateau, et cette somme relativement dérisoire, n’aurait pas d’impact sur leur portefeuille. Quant aux taxis et autres wôrô wôrô, avec 500 FCFA, ils ne feront pas exploser le titre de transport, entre Riviera et Marcory. Mieux, le tarif pratiqué actuellement sur le trajet, devrait baisser et cela profiterait à leurs clients qui se rendent habituellement de Riviera à Marcory, Koumassi et Port-Bouët (et vice-versa).

 

Bénéfice politique


Etant donné que l’incidence sur le pouvoir d’achat serait importante, le pont HKB, en plus d’être devenu un lieu de tourisme intérieur, et de footing quotidien (il y a donc une incidence sur la santé), serait un véritable outil de développement dans la zone Cocody, Marcory, Koumassi, Port-Bouët (l’épargne sur les frais de transport servirait à la consommation); et serait présenté comme l’un des ponts à péage les moins chers au monde (300 FCFA, soit 0.45 euros). Tout cela sera mis au compte du Président Alassane Ouattara, au moment où la pilule du double péage sur l’autoroute du Nord passe encore difficilement.

A ceux qui disent qu’ « on ne mange pas la route », il faut bien montrer, par un péage accessible, que « la route fait manger ». Telle est ma doléance pour la nouvelle année. A bon entendeur, salut ! L’expression n’est pas de moi…

 

André Silver Konan

Journaliste-écrivain

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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 08:53

La situation est de plus en plus confuse au Burkina Faso, entre autres parce que nous sommes dans un cas exceptionnel de vide constitutionnel. En effet, l’article 43 de la Loi fondamentale dans son premier alinéa stipule que « lorsque le Président du Faso est empêché de façon temporaire de remplir ses fonctions, ses pouvoirs sont provisoirement exercés par le Premier ministre ». Dans le cas présent, le gouvernement a été dissous et il n’est pas sûr que Blaise Compaoré veuille céder le pouvoir à Luc Adolphe Tiao, les manifestants encore moins.


Le deuxième alinéa de l’article 43 qui règle la question de la « vacance de la Présidence du Faso, pour quelque cause que ce soit, ou d’empêchement absolu ou définitif constaté par le Conseil constitutionnel saisi par le Gouvernement », stipule que « les fonctions du Président du Faso sont exercées par le Président du Sénat ». Problème : il n'y a pas de Sénat au Faso.

 

Ma proposition

Elle relève de ma volonté de voir ce pays où je compte tellement d’amis que quand je suis à Ouagadougou, j’ai l’impression d’être à Bouaké où j’ai fait mes études secondaires ; sortir pacifiquement de cette spirale de violence. On parle déjà de plusieurs dizaines de morts.


Ma proposition a le mérite de respecter la constitution et de tenir compte de la volonté des manifestants (remarquez que je n’utilise pas le terme « peuple »). A mon avis donc, Mohamed Ibn Chambas, l’envoyé spécial de l’Onu (notez que l’UA a une fois de plus manqué de prendre un leadership sérieux sur une crise sérieuse en Afrique), qui devrait être arrivé à Ouagadougou, à l’heure où j’écris ces lignes ; devra nécessairement obtenir la démission de Blaise Compaoré dans les meilleurs délais, et l’amener à s’exiler dans un pays hors de l’espace Cedeao. Auparavant, je propose qu’il parvienne à faire nommer par celui-ci, un nouveau Premier ministre.


Et qui vois-je ? Le Général Kouamé Lougué ! Ce général à la retraite, révolutionnaire des années Sankara, est populaire au sein des troupes et jouit de la confiance des manifestants (pas forcément de tous les opposants).


Après tout, la constitution ne dit-elle pas, dans son article 46, que « le Président du Faso nomme le Premier ministre au sein de la majorité à l’Assemblée nationale » ? Le Général à la retraite est après tout, issu du système Compaoré. Et justement cette disposition constitutionnelle fait qu’il apparaîtrait illégale, la nomination d’un Premier ministre issu de l’opposition.


Ceci évidemment, n’est qu’une proposition idéaliste dont l’objectif est d’éviter absolument une prise de pouvoir non constitutionnelle. La réalité elle, se trouve dans les rues de Ouagadougou. Les évènements pourraient se précipiter aujourd’hui vendredi, après le « jeudi noir » d’hier, survenu précisément vingt-sept ans et deux semaines après le « jeudi noir » du 15 octobre 1987 qui a vu la « mort naturelle » de Thomas Sankara.

L’histoire est un recommencement, mais elle n’enseigne jamais les esprits entêtés. Qui vivra verra !

 

André Silver Konan,

Journaliste-écrivain

Spécialiste du Burkina Faso

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 17:44

En novembre dernier, lors d’un forum sur le panafricanisme organisé à Ouagadougou où j’ai été convié, j’avais déclaré que je me méfiais de cette expression, surtout quand elle était utilisée par un politique. Je n’avais pas été bien compris par certains participants.


J’avais expliqué que le panafricanisme était devenu, en tout cas à notre temps (je ne parle pas du temps de nos pères), le refuge de politiques qui avaient un problème avec la démocratie, singulièrement l’alternance. J’avais déclaré, et cela avait suscité quelques mécontentements, que je prédisais que cette propension à brandir le panafricanisme était aux portes du Burkina Faso, que dis-je, du palais de Kosyam ; alors que je voyais se former dans le ciel ensoleillé de Ouagadougou, des soupçons de nuages de modification de la Loi fondamentale. Presqu’un an après, je note à ma grande honte, que ma prédiction est en train de se réaliser.

Au Burkina Faso, un panafricaniste de la 25è heure est en train de naître et il aura, je vous l’assure le soutien de nombreux militants « panafricanistes » d’Afrique et d’Europe. Parce que les politiciens de tous les continents ont compris qu’il est plus facile de rallier des masses à leur cause, par de grands mots, plutôt que par de petits actes.


Lisez plutôt : « Vous ne verrez pas le Burkina aller se mêler de comment on organise la vie politique en France, aux USA. Ce que nous souhaitons, c’est la liberté d’organiser la vie politique de notre pays. On ne va pas se mêler des lois américaines, françaises et autres, nous Africains. Je comprends difficilement qu’on soit toujours prompt à nous dire où il faut aller, où il ne faut pas aller, qu’est-ce qu’il faut faire. » (Blaise Compaoré, sur la BBC).


Ce langage, je l’ai déjà entendu dans bien de contrées africaines, ces dernières années, de la Côte d’Ivoire sous Laurent Gbagbo au Tchad d’Idriss Déby, en passant par la Guinée de Dadis Camara... Ainsi naissent nos panafricanistes africains du 21è siècle !

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André Silver Konan, Journaliste-écrivain

 

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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 17:04

A mon avis, la stratégie de défense des avocats de Blé Goudé qui consiste à  présenter ce dernier comme un « point insignifiant » de la nébuleuse patriotique cuvée 2002, sera difficilement tenable, d’autant qu’elle contient les termes de sa propre contradiction. Je m'explique.


Quand Me Kaufman dit : "Nous démontrerons que Charles Blé Goudé n'est pas le chef de cette galaxie patriotique. Il n’est qu'un point insignifiant et nous renverrons l'accusation dans le trou noir de l'histoire", Me N'Dri dit: ‘’Si la Côte d’Ivoire a accepté Guillaume Soro, le rebelle, comme Premier ministre c’est grâce à un homme. Charles Blé Goudé. Il a entamé une caravane de la paix à travers le pays pour désarmer les cœurs et demander aux Ivoiriens d’accepter Soro dans ses nouvelles fonctions’’.


Le mérite du « premier avocat ivoirien » (l’expression est de lui-même) de l’ex-Général de la rue (cette expression n’est pas de moi), est sans doute de vouloir présenter Blé Goudé comme un homme de paix. Seulement question : un homme qui entame une caravane pour que les Ivoiriens acceptent un rebelle, est-il "un point insignifiant" ? La défense chercherait à donner des arguments à l'accusation, pour convaincre les juges que si Blé Goudé n'est pas le chef de la nébuleuse patriotique, au moins, il en est l’un des leaders ; qu'elle ne s'y prendrait pas autrement.

Et comme devant la CPI, la responsabilité est individuelle, que les autres leaders patriotiques soient en liberté ou que leurs alter-ego de l’ex-rébellion bénéficient du même air de liberté, cela ne change rien à la condition actuelle de « Zouzou wôwô » (un surnom qu’il affectionne bien).


Pour la procureure, ce sera donc comme dans un jeu d'awalé, qui consiste à jouer le plus, pour gagner le moins, en utilisant le propre jeu de l'adversaire. L'objectif restant le même: confirmer les charges contre Blé Goudé, puisqu'à cette étape de la procédure, point besoin de grand déballage, juste montrer que Blé Goudé a joué un rôle plus ou moins important dans le système Gbagbo.


Je pense et je peux me tromper, qu'à cette audience de confirmation des charges, si la défense cherche à démontrer que Blé Goudé est "un point insignifiant" (je suis sûr que même à Blé Goudé, cet incroyable déni, fait marrer), c'est bien parce qu'elle a compris que c'est la nébuleuse patriotique qui est en procès. Si vous voulez, c'est comme si on prend un mafioso et que son conseil essaye de démontrer qu'il n'est qu'un petit "antichambriste" (expression de la Fesci qui désigne un petit exécutant), parce qu'il a compris qu'au-delà du mafioso, c'est la mafia elle-même qui est en procès.

Certes, et je l'admets, cette petite comparaison-digression est douteuse, du fait de mon histoire personnelle avec Blé Goudé, un homme avec lequel j’ai entretenu des rapports souvent tendus depuis notre débat télévisé après la signature de l’accord de Ouaga. Bref...


J'avais critiqué la méthode gagne-temps de Me Altit et le temps est en train de me donner raison. Aujourd'hui encore, je critique la stratégie de défense de Me Kaufman, qui détient certainement des réponses sur les photos éventées dans la presse de Blé Goudé; lesquelles photos ont précipité le départ à La Haye, de celui-ci... Je maintiens ma position que s'il n'y avait pas eu de photos, Blé Goudé, comme Simone Gbagbo, serait sans doute encore en Côte d'Ivoire. Mais avec des "si", on referait le monde, vous en convenez...Qui vivra verra !


André Silver Konan

Journaliste-écrivain

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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 10:16

Monsieur le Président,

Soyez le bienvenu dans l’Iffou, région que vous connaissez bien, car faisant partie de l’ancienne boucle du cacao. Vous êtes donc chez vous. Cette visite tant espérée et attendue restera gravée à jamais dans la mémoire des fils et des  filles  de cette partie de la Côte d’Ivoire. C’est un évènement.

Vous arrivez ici, pour voir, toucher, échanger mais surtout communier avec vos concitoyens afin de connaitre leurs difficultés et leurs besoins et leur proposer les solutions idoines devant leur permettre de prendre une part active à la grande œuvre de construction nationale, initiée par le père fondateur, le Président Félix Houphouët-Boigny, poursuivie par moi-même et malheureusement interrompue par ceux qui nous ont succédé. Votre mérite est grand, Monsieur le Président de la République, car vous êtes bâtisseur, un bourreau du travail et surtout un homme de conviction.

C’est donc une grande joie et un immense bonheur de vous accueillir, Monsieur le Président et Cher jeune frère, en compagnie de votre charmante épouse,Madame Dominique Ouattara. Sa sœur et complice, Henriette Bédié, à la tête des femmes de l’IFFOU, est heureuse de la recevoir.

On a coutume de dire que « les pieds ne vont pas où le cœur n’est pas ».Nous sommes conscient que vous avez réaménagé votre programme pour être avec nous, pour venir écouter les doléances de cette région. Sachez, Monsieur le Président, que nous l’apprécions et les populations de l’IFFOU ne l’oublieront pas. C’est pourquoi, toute la population, ses fils et ses filles, mobilisés comme un seul homme, est debout pour  réserver à vous, à votre épouse et à l’importante  délégation qui vous accompagne, un accueil digne de votre rang.

Mon jeune frère Alassane Ouattara,

Permets-moi de rappeler très brièvement le bilan plus que flatteur que j’observe, avec les Ivoiriens, de ton mandat à la tête de la Côte d’ Ivoire. Outre les grands travaux entrepris dans toute la Côte d’Ivoire qui se trouve ainsi en chantier, tu as pris la décision de visiter les différentes régions du pays. Et dans ces régions, tu as eu à refaire ou à bitumer les voiries des principales villes traversées, de reprofiler les routes, de renforcer l’hydraulique par la réparation de pompes et des forages nouveaux ou la construction de châteaux d’eau, d’étendre ou de renforcer le réseau électrique. Tu as repris la réhabilitation et la construction de bâtiments administratifs .Tu n’as pas oublié la formation de nos enfants par la construction d’écoles primaires, de collèges et de lycées et pour la santé des populations, tu as pourvu à la réalisation de centres de santé, d’hôpitaux  avec leurs équipements.

Toutes ces réalisations sont faites pour le développement durable du pays et donc pour la stabilité et la paix.

C’est bien ce qui me motive à soutenir personnellement ces actions et à te soutenir, toi, qui les conduis, comme le font toutes les populations dont on voudra bien trouver ici, à Daoukro, un grand échantillon rassemblé. Je ne doute pas un seul instant, en effet, que toutes les populations ivoiriennes partagent ce point de vue.

 

Dans le message que je t’ai adressé lors de ton passage dans la région du Bélier, par la voix du Premier Ministre Ahoussou Jeannot, je demandais à la population de soutenir l’action que tu menais avec le gouvernement auquel participe d’ailleurs le Parti Démocratique de Côte d’Ivoire.

A Daoukro, je réitère, de façon plus explicite, ce message que je ferai valider par une Convention jumelée du PDCI-RDA et du RDR au sein du RHDP dont j’assume la Présidence.

En attendant, sans trahir les décisions du XIIème Congrès du PDCI-RDA, je donne des orientations fermes pour soutenir ta candidature à l’élection présidentielle prochaine. Je demande à toutes les structures du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire et des partis composant le Rassemblement des Houphouetistes pour la Démocratie et la Paix, de se mettre en mouvement pour faire aboutir ce projet. Tu seras ainsi le candidat unique de ces partis politiques pour l’élection présidentielle de 2015 sans préjudice pour les irréductibles qui voudront se présenter en leur nom propre.

 

L’objectif d’une telle candidature est double : d’abord, assurer le succès du RHDP aux élections de 2015 dans l’intérêt  de la Côte d’Ivoire et de la paix. Ensuite, aboutir à un parti unifié, PDCI-RDR, pour gouverner la Côte d’Ivoire, étant entendu que ces deux partis sauront établir entre eux, l’alternance au pouvoir dès 2020.

Encore une fois, « akwaba » à Daoukro au Président et à Madame  Dominique Ouattara.

Vive la Côte d’Ivoire, unie et prospère !

 Henri Konan BEDIE

Ancien Président de la République

Fils de la Région de l’IFFOU

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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 13:06

Un jour, j’ai demandé à une amie ce que signifiait son prénom qui est très original. Elle m’a répondu qu’elle n’en savait rien. Je lui ai alors demandé l’origine de celui-ci. Elle m’a fait savoir que c’était un prénom juif. Cela m’a fait sourire. Son prénom avait bien une signification et son origine, c’était du verlan, le fameux nouchi français. Je le lui ai dit, elle a eu un choc et moi un déclic.

C’est depuis ce jour que j’ai pris la ferme résolution de me battre pour que les Africains en général et les Ivoiriens en particulier, disposent d’un vaste répertoire de prénoms (remarquez que je ne parle pas de noms, mais de prénoms) à la fois significatifs, originaux et beaux, ou si vous voulez sexy. D’où l’idée d’organiser cette conférence de presse pour lancer officiellement, après plusieurs mois de travaux, avec des amis qui partagent avec moi ce rêve, le vaste projet de prénoms ivoiriens du 21è siècle : beaux, originaux et significatifs.

 

Pourquoi des prénoms ivoiriens du 21è siècle ?

Pour plusieurs raisons. La première est qu’au 21è siècle, ce n’est vraiment pas cool d’appeler son enfant Koffi, Digbeu ou Moussa. Votre enfant vous en voudra toute la vie, parce qu’à l’école, il fera l’objet de sarcasmes, du fait de son prénom dépassé. Personnellement, je n’irai pas jusqu’à changer mes deux prénoms chrétiens, (c’est notre histoire, il faut l'assumer) donnés par mon père, mais j’ai décidé que mes enfants n’auraient pas une succession de prénoms romains, grecs, juifs ou américains.

La deuxième raison est qu’en réalité, les Ivoiriens n'ont pas un vaste répertoire de prénoms à leur disposition, comme les chrétiens avec le calendrier chrétien. Les Baoulé par exemple n’ont pas beaucoup de choix ; ils appellent notamment leurs enfants du prénom du jour où ils sont nés. Et comme il y a sept jours dans la semaine, ils appellent leurs enfants Kouassi, Kouadio, Konan, Kouakou, Yao, Koffi ou Kouamé. Les jumeaux s’appelleront N’Da, les enfants nés après les jumeaux, Amani, etc.

Du coup, les parents, qu’ils soient baoulé, kroumen, alladjan, niaboua, etc., qui ne veulent pas donner ces prénoms un peu vieillots, préfèrent se tourner vers des prénoms européens, israéliens ou américains, plus sexy, il faut l’avouer, mais pas moins significatifs. C’est ainsi que vous verrez de petites filles porter des prénoms kilométriques du genre Grâce Emmanuela Solenne Anne Christine Sémien. Cinq prénoms venus d'ailleurs pour un nom ivoirien !

Je ne pense pas que ces parents qui vont chercher des prénoms ailleurs sans forcément connaître leur signification et conséquemment leur influence sur la vie sociale et spirituelle de leur enfant ; le font par ignorance. Je pense qu’ils le font parce qu’ils ne disposent pas de répertoire de prénoms typiquement africains (ivoiriens), beaux, significatifs et bien écrits. Parce qu’il ne faut pas oublier notre histoire. Au temps des pères de nos pères, le colon imposait un prénom catholique à chaque enfant qui devrait rentrer à l’école des missionnaires. C’est ainsi qu’a commencé le processus d’effacement des prénoms africains, puisque nos pères ont hérité de cette culture occidentale et nous-mêmes sommes en train de la perpétuer, en nous faisant librement complices de la disparition annoncée de nos propres prénoms.  

 

Le but du projet

Ce projet que nous initions vise donc à établir 366 prénoms ivoiriens dans toutes les langues du pays, avec leur signification et leur origine. Nous espérons ainsi établir avant la fin de l’année 2014, des calendriers de prénoms abbey, agni, baoulé, bété, dioula, dida, ébrié, gouro, lobi, tagbanan, sénoufo, yacouba, etc. L’idée est simple : à la place des prénoms habituels qui sont sur les calendriers, on proposera des prénoms bien de chez nous. Alors quand vous aurez un bébé, il ne vous suffira qu’à prendre le calendrier de votre choix et à noter le ou les prénom(s) que vous voulez pour votre enfant.

Le deuxième outil sera un livret de prénoms ivoiriens. Les autres outils seront les sites Internet, les réseaux sociaux, exclusivement consacrés aux prénoms africains (ivoiriens).

 

Quelques exemples de prénoms

Autant le dire clairement, nous n’avons pas la prétentieuse vocation à créer de nouveaux prénoms. Nous voulons juste établir un vaste répertoire de prénoms africains (ivoiriens) afin que quiconque le désire y compris les occidentaux, aille y puiser son prénom.

C’est pour cette raison que notre démarche se base aussi sur l’écriture du prénom.

Je vous livre quelques prénoms que vous retrouverez dans notre répertoire : Abrogoua, Abraha, Assam, Adams, Assimini, Anangaman, Assoyam, Bétyssa (le prénom de ma fille), Blédja, Crézoit, Essoumien, Fama, Faitai, Faty, Fohoundi, Hawa, Kadia, Makissi, Malyka, Massény, Mayéni, Melem, Mokan, Portio, Saga, Samory, Sandjé, Timy, Wawa, Wawayou, Yeny, Yelly, Yenikan, Zara, etc.

Ces prénoms ont tous des significations, allant du prénom d’un héros ivoirien de l’époque ancienne (Abrogoua, Abraha, Samory) ou de notre époque (Saga), au prénom philosophique (Bétyssa celle qui a vocation à être écoutée donc la femme leader ou Crézoit l’œuf, c’est-à-dire, celui dont on doit prendre beaucoup soin, le trésor ou encore Wawayou l’enfant chéri), en passant par le prénom ayant un sens particulier (Anangaman l’Eternel, Fama le roi, etc.).

Tous ceux qui ont des idées de prénoms, peuvent nous envoyer ceux-ci, avec leur signification et leur origine à prenomsivoiriens@gmail.com ou sur Facebook à travers la page Prenoms Ivoiriens et le hastag #PrenomsIvoiriens.

Notre génération a le pouvoir et le devoir de réhabiliter nos prénoms africains. Il est temps pour l’Afrique d’écrire sa propre Histoire, plutôt que de la subir !

 

André Silver Konan

Journaliste-écrivain

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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 10:59

 

Un Nigérian affirme avoir trouvé le remède contre Ebola. Les Américains, qui, comme chacun le sait, ont trouvé un sérum expérimental, ont analysé son « remède » et décrété que celui-ci n’était rien d’autre qu’un…pesticide. Et voilà, les tenants africains de la thèse du complot occidental crient au scandale. Et moi je crie à ces derniers : stop ! Et je leur demande ceci : pendant ce temps, qu’avons-nous fait, nous Africains, pour prouver le contraire de ce qu’ont affirmé les Américains ?

 

Eh bien, nous nous lamentons. Nous critiquons les chercheurs américains qui selon nous, sont jaloux du savant nigérian et veulent empêcher par tous les moyens déloyaux, un Africain de découvrir le remède contre Ebola. Nous les pseudo-panafricanistes, vrais faux anti-impérialistes, nous nous enflammons. Nous faisons tout ce tapage, alors qu’il nous suffisait de faire une chose très simple, la chose la plus intelligente qu’on aurait dû faire avant tout : analyser nous-mêmes le « remède » du Nigérian.

 

En effet, le gouvernement nigérian aurait pu et dû commander plusieurs analyses du fameux remède, dans des laboratoires africains, européens, russes ou chinois. La communauté des chercheurs nigérians et africains aurait pu et dû inviter le « savant » en question, afin qu’il explique à la juridiction de ses pairs, la composition de ses molécules, et leurs effets sur Ebola. Les responsables en charge de la santé de nos pays touchés ou menacés par Ebola, si prompts à quémander le sérum expérimental américain, auraient pu et dû inviter notre « savant » à envoyer son « remède » dans leurs pays afin qu’il soit expérimenté sur des malades qui n’attendent que ça. N’est-ce pas plus simple ainsi ? N’est-ce pas la meilleure façon de situer le monde entier sur l’efficacité ou non de ce « remède » ?


Au lieu de ça, comme à notre habitude, nous allons passer le clair de notre temps, à nous lamenter sur notre sort, qui se trouve pourtant entre nos mains ; à insulter l’industrie pharmaceutique occidentale et à critiquer les scientifiques américains.

Et pendant ce temps, de deux choses forcément l’une : soit un savant nigérian émérite sombrera dans le doute et l’anonymat injustes ; soit un sacré charlatan nigérian va continuer à casser du détestable sucre sur le dos désespéré de malades sonnés par la fatalité.

Je l’ai dit et je le répète : il est temps que l’Afrique écrive sa propre Histoire, plutôt que de la subir !


André Silver Konan

Journaliste-écrivain

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