Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
24 février 2008 7 24 /02 /février /2008 14:18
 

Mystère autour d’une série macabre 

D’un côté, il y a ceux qui meurent après une vie pleine. De l’autre, il y a ceux qui partent sans avoir achevé la course. Le 13 février, dans une clinique française Henri Salvador quittait le monde des vivants, à 90 ans révolus. Le 14 février, dans une clinique abidjanaise, Joëlle C cédait à son tour le micro. Elle avait 33 ans. Deux microcosmes artistiques. Deux destins différents. Pourquoi les artistes ivoiriens meurent-ils si…tôt 
 

Cinq artistes chanteurs sont morts en moins de quatre mois en Côte d’ivoire. Tous avaient moins de quarante ans. Avant  Joëlle C décédée d’une insuffisance rénale à 21 heures 20 le jeudi 14 février, dans une clinique à Abidjan, il y a eu Christelle Marie Ruth Tondey. Elle est décédée des suites d’une méningite aigue le 22 novembre 2007. Pendant près d’un semestre, elle a porté, dans une rare dignité caractéristique des artistes anoblis par leur art, la croix de ce mal pernicieux détecté certes pas très tôt. Ruth Tondey a arrêté ses trémolos enlevés dans un hôpital public. Ce n’était pas dans le dénuement. Ce n’était non plus pas dans l’opulence. Après elle, deux autres artistes chanteurs ont passé…le micro à gauche. Il s’agit de Kunta et de Officier public. Le dernier cité a été enterré samedi.  Les successives disparitions de ces deux artistes ont surpris plus d’un. Sur les circonstances exactes de leur mort, il n’y a guère d’informations précises. Plutôt des histoires irrationnelles qui en rajoutent au mystère entretenu ou créé autour de la mort des artistes ivoiriens.

 

Légendes et mystères

En fin de semaine dernière, le cinquième artiste à avoir baissé le rideau était Bi Kalou Smoky de Bédiala. Ces quatre derniers mois ont donc connu leur mort en cascade d’artistes ivoiriens. Presque chaque année, l’histoire semble se répéter à un rythme effroyable dans le microcosme artistique ivoirien. Des cycles infernaux qui plongent les mélomanes ivoiriens dans le deuil. A la fin de l’année 2006, c’était la séquence maudite qui a emporté coup sur coup Djessan Ayateau (3 octobre) et Stéphane Doukouré dit Douk Saga (12 octobre). Le premier est mort dans le quasi délaissement au Centre hospitalier et universitaire (CHU) de Yopougon, réputé pour son service approximatif à l’instar d’ailleurs de presque tous les hôpitaux publics du pays. Douk Saga, lui, après plusieurs rechutes liées à une pathologie pulmonaire. Il avait 32 ans. Beaucoup d’encre et de salive ont coulé sur la disparition du seul artiste ivoirien qui a connu une percée fulgurante et une reconnaissance internationale après la sortie de son premier album et en seulement quatre ans de métier. Une légende rythmée par des soupçons de pratiques vaudou orchestrées par un rival béninois a été créée de toutes pièces par des proches de l’artiste avant et après sa mort. La même légende a aussi entouré la disparition (31 mars 2007), à 33 ans de Yves Allany Brou connu sous le nom de Alan DJ. Victimes des déchets toxiques, avait couru la rumeur. Quand la même rumeur attribuait aux sorciers de leur village respectif les disparitions de Lohoré de Sakolo ou de Akézo, deux artistes chanteurs qui dénonçaient dans leurs textes les sorciers et autres marabouts africains.

 

Pourquoi si tôt ?

La question que tous les Ivoiriens se posent aujourd’hui est de savoir pourquoi les artistes de ce pays meurent-ils si tôt, sinon si vite ? La disparition brutale et précoce de Joëlle C. remet au goût du jour cette question. Gadji Céli le président de l’Union des artistes de Côte d’ivoire (UNARTCI) qui s’est confié à des journalistes peu après l’annonce de la mort de Joëlle C., a jeté un pavé dans la mare. «Joëlle serait en vie aujourd’hui si elle avait été internée tôt dans un hôpital bien équipé. Les artistes sont confrontés à des problèmes très souvent d’ordre social. Depuis un moment, les artistes meurent en grand nombre. Cela est dû à leurs conditions de vie qui ne s’améliorent pas.

Joëlle C. est comme ma fille. Elle a grandi au sein de King Fusion. J’ai très mal car je connais le problème. On l’a internée dans une clinique à Marcory alors qu’elle aurait pu atterrir directement dans un hôpital bien équipé, elle serait encore en vie aujourd’hui ».

Exit mystères et légendes. La pauvreté serait à en croire Gadji Céli la cause principale de la disparition précoce des artistes ivoiriens.

Pourrait-il avoir tort ? Rien n’est moins sûr. Une chose est certaine, l’espérance de vie en Côte d’Ivoire a considérablement baissé. En 2005, selon le Fonds des nations unies pour l’enfance, la culture et l’éducation (UNICEF), l’espérance de vie était de 45 ans. En 1970, elle s’élevait à 47 ans. La tendance des morts précoces semble être la chose la mieux partagée en Côte d’Ivoire.

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by andré silver konan - dans culture ivoirienne
commenter cet article

commentaires

andré silver konan 03/04/2008 16:38

33 ans ? 38 ans ? il y eu effectivement hésiatation de ma part. j'ai joint le manager de l'artiste qui m'a affirmé que c'était une question sans importance. il n'avait pas tort. et pourtant c'était essentiel dans l'esprit que je voulais donner à mon article. alors l'AFP a soutenu qu'elle avait 33 ans. et le Temps a déclaré 38. pour ma part, j'ai choisi 33 après consultation d'une proche de l'artiste qui maitient qu'elle a bien 33 ans. elle affirme qu'elle a eu son enfant très jeune. donc 33 ans ou 38 ans ? le manager a finalement raison...
merci pour la contribution positive.
amicalement.

Rytha 03/04/2008 12:10

Il y a une erreur sur l'âge de Joelle C. Elle avait 38 ans au lieu de 33

bayala 25/02/2008 14:01

depuis quelques années nous assistons à une mort en serie des arttistes ivoiriens que se passe t'il? voilà des questions que je me suis posé le metier est 'il maudit ou c'est l'artiste lui mème ?ou c'estle manque de moyen finanacier comme le pen,se certains?
la première hypotèse semble le plus marché car si ous voyons la mort en serie de ces personnes ils sont pour la plus part jeune à le fleur de l'age chanter faire de la musique mondaine est une chose que beacoup de famille n'acepte pas voire leur progeniture le faire car pour eux c'est de la perdition d'autres mème vont à maudire l'enfant qui ose chanter et cette malediction suit et l'enfant et sa carrière consequence la mort precauce
en d'autres termes chanter la muique mondaine on chante la femme l'argent ou la paix ou encore en faveur d'une personne donc c'est louer ou venerer des personnes ce qui emmème des gens à signer des pactes avec satan ou des sectes pour la gloire de leur oeuvre et leur carrière à un certains moment l'artiste accède à un niveau record jamais eglé mais l'orsqu'il ne respoecte pas les close du contrat avec ces esprits mauvais il est frappé de mort ou encore chanter dans les boites de nuits c'est louer sans doute satan et on s'habille d'une manière indescend surtout les femmes artistres il ya derives et dans les boites de nuoits les exprix mauvais agit comme dans les maquis et souvent comme satant et ses anges boivent du sang et mangent la chaire humaine ils crér des sutuations pour aneantir les hommes en perditions et ce problème n'est pas propre en ci seulement c'est mondiale et surtout il ya des familles maudites ou tout les gens meurent à la fleur de l'age et cette malediction par de generation en generation si on ne voit pas le cas
parcontre il ya des familles benie qui suivent la voie de Dieu et la benediction tombe à pluis de mille generation
mème s'il ya perdition chez les jeunes et c'est parès cela s'il ne revienent pas à Jesus c'est grave