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3 avril 2008 4 03 /04 /avril /2008 16:16

 

Abel Séa, 26 ans, est mort. Tué d’une balle sous la tempe par un policier. Junior Kouamé, 18 ans, est mort des suites de ses blessures causées par une bouteille de gaz lacrymogène. Pendant deux jours, des femmes et des jeunes hommes ont pris les rues et bravé les balles assassines de la police politique.
Quatre jours après, rien. Pas un seul mot, pas une seule action, pas un seul soupçon de compassion encore moins d’encouragement de l’opposition ivoirienne.
Abel Séa n’est pas descendu dans les rues pour crier qu’il ne pouvait plus de résister à la faim suite à un appel d’un parti politique. Junior Kouamé pour sa part ne participait pas à la marche. La mort l’a trouvé à la maison. Mais leurs familles sont en droit, après leur assassinat, d’attendre de l’opposition ne serait-ce qu’un message de compassion. Hier, à notre connaissance ni le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, qui ambitionne de revenir au pouvoir) ni le Rassemblement des républicains (RDR, qui espère gouverner après le Front populaire ivoirien) n’ont mené de démarche officielle à l’endroit des familles des jeunes victimes.
Laurent Gbagbo n’a aucun respect pour la vie humaine. C’est une lapalissade. Qu’il ne verse aucune larme sur les assassinats et les exactions des policiers ne surprend guère. C’est le contraire qui aurait surpris. Mais que les principaux partis de l’opposition et surtout leurs dirigeants brillent par leur manque de solidarité, de soutien et de compassion à l’endroit des victimes de la machine répressive du pouvoir, voilà qui est sidérant et autant désespérant.
L'opposition ivoirienne est fondamentalement désespérante. Ses leaders totalement coupés des problèmes sinon des Ivoiriens, à tout le moins du petit peuple, ont fatalement démissionné.
Laurent Gbagbo dont l’esprit de l’opposition était certes pernicieuse, avait néanmoins le mérite quand il était opposant de savoir saisir les problèmes du petit peuple même s’il en faisait une exploitation honteusement politicienne.
Les victimes des déchets toxiques, des bavures policières, des escadrons de la mort, des manifestations sociales ne demandent pas que l’opposition fasse une récupération politicienne malhonnête de leurs déboires avec le régime de sang de Laurent Gbagbo. Un « yako » ne leur ferait pour autant aucun mal.
Malheureusement c’est un exercice apparemment trop difficile pour « l’opposition la plus nulle d’Afrique », qui croit béatement que le petit peuple qui rejette foncièrement Laurent Gbagbo pour tous les crimes sous son régime et pour son manque parfait de vision, lui offrira le pouvoir par dépit ou à défaut sur un plateau d’or non mérité.
Comme le dit le comédien « Dormez seulement. A Abidjan ici, dormez ! ».

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Published by andré silver konan - dans politique ivoirienne
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commentaires

bozoa gervais 10/04/2008 19:26

Salut frère,
J'ai marqué un intérêt particulier pour ton article sur la démission de l'opposition ivoirienne. Il est bon de titiller de temps en temps cette opposition .Son indolence semble montrer que tout va bien dans le pays et fait passer les tiburce Koffi comme des fous qui se retrouvent désèspérémént seuls dans l'arêne du combat socio-politique pour le mieux-être des Ivoiriens.
Reçois mes encouragements.
Gervais BOZOA

bayala 04/04/2008 16:46

Voilà ,un peu ce qu nous pouvon dire la politique c'est le combat des ideaux pour le bien ètre de la socièté mais en afrique ce n'est pas le combat des ideaux mais des personnes et cela est propre à tout nos pays il ya de pays democratique ici en afrique les occidentaux nous flatent maintenant le cas es ivoiriens est relatve si un homme se lève etr dit je me bats pour la cause des utres mais par la manière e faire on voit que ce dernier est là pour lui mème et non pour les autres cette situation qui est arrivé aux deux jeunes et qui sont morts l'opposition ne dit rien elle ferme bouche te oreilles comme le dit bien un hadage celui qui ne dit rien consent ce qui veut dire que l'oppositon concent ce que fait le pouvoir et si cette opposition etait au pouvoir elle fer pire que le pouvoir en place donc il faut que notre opposition sache ce qu'elle veut et pour qui elle se bat car sas peuple il n'ya ni pouvoir ni opposition car chacun prèche selon son evangile mais c'est le peuple qui souffre messieurs les polirtiques Dieu vous voient changer

andré silver konan 04/04/2008 12:08

je réagis suite à la réction de m. fernand koblan. je suis entièrement d'accord avec lui sur presque tous les points soulevés. sauf entre autres particulièrement un. tant que dans un pays, des policiers ou n'importe quel agent des forces de l'ordre et de sécurité peut tuer et puis, comme on dit prosaïquement "y a rien", alors nous avons affaire à des forces politiques. cela vaut autant pour laurent gbagbo que pour les régimes précédents dans les affaires citées en référence. c'est un scandale national que le ministre de la sécurité (intérieur) ici m. désiré tagro dise à la télé nationale que l'agent qui a tué l'un des deux manifestants est inconnu et qu'il a pris la fuite. un ministre responsable n'aurait jamais fait une déclaration pareille si lui même n'était à la tête d'un département de forces politiques...
amicalement.

pascal adou 04/04/2008 11:56

N'arrive pas depuis toujours à répondre directement sur ton blog à travers les commentaires à tes articles.Suis d'accord avec toi et Venance. Nous ne voulons pas de cette opposition des salons douilleux; une opposition amorphe, une opposition mollusque, incapable de se mettre devant pour galvaniser le peuple qui n'attend que les leaders pour s'éclater.
La lutte continue, cher frère !

fabien abitbol 04/04/2008 11:51

Je rêve ou quoi ?

hier soir mercredi, à la télé française, j'ai vu des images (je pense
de mardi soir)
de "votre" président avec "notre" Jack
Lang-que-le-monde-entier-nous-envie…

ils faisaient semble-t-il la nouba ensemble à Abidjan-Plateau jusqu'à
00h40.

et pendant ce temps-là, chez vous, on meurt "tranquille" sans
réaction ?

à Paris, on nous parle juste de l'ouverture du procès de Coulibaly,
sans plus, sans
le remettre dans le contexte chiraco-villepiniste. et sans parler des
Français
emprisonner en CI (dont JP Ney). Qu'en est-il chez vous ?

bientôt, je vous le rappelle, le 16 avril, 4e anniversaire de la
disparition de Guy-
André Kieffer. J'espère d'ici là être réparé (voir ma rubrique "A
propos de ce
blogue").

Merci pour ces nouvelles, même si elles ne sont pas terribles… j'ai
balancé
l'adresse du blogue en conférence de rédaction (par Internet) de Rue89
et
recommencerai lundi, si je peux.

Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/