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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 12:15

Affairiste, cité dans des affaires sales, condamné par la justice, franc-maçon, etc.

  

Roland Dumas, 89 ans, est la nouvelle « trouvaille » de M. Laurent Gbagbo. En la matière, le « président élu par le conseil constitutionnel » n’échappe pas à la règle de la Françafrique, puisque M. Dumas est un habitué des palais africains, notamment là où les régimes relèvent de tout, sauf de la démocratie. Portrait d’un homme qui a perdu toute estime en France, son pays natal et qui traîne comme un boulet honteux, ses affaires sales.

L’homme a certes une carrière riche : député socialiste de la Corrèze à 35 ans, puis de la Dordogne, il entre au gouvernement sous la présidence de François Mitterand, en tant que ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé des Affaires européennes, en 1983. Il occupe successivement des postes dans plusieurs gouvernements (Pierre Mauroy, Laurent Fabius, Michel Rocard), et termine ministre des Affaires étrangères en 1993. Il a occupé ce poste pendant cinq ans. Le 8 mars 1995, il est nommé président du Conseil constitutionnel. Il est contraint à la démission le 1er mars 2000. Son visage qu’il cachait soigneusement sous des masques angéliques, apparaît dès sous la lumière de la vérité. Celle-ci éclate au grand jour.

 

Un franc-maçon dans l’arène

Wikipedia le présente comme un franc-maçon. Sa première action controversée, alors qu’il a été chassé du gouvernement, quelques mois plus tôt, est d’être, au cours de l'année 1983, l'émissaire spécial de Francois Mitterrand auprès du colonel Kadhafi.

Commence sa fréquentation constante des palais des dictateurs africains.

En 1995, il est nommé par son ami personnel (ce qui rappelle un autre « ami personnel » en Côte d’Ivoire), François Mitterrand en tant que président du Conseil constitutionnel.

Sa présidence comme celle de Yao Paul N’Dré, qu’il vient défendre aujourd’hui, en sa qualité d’avocat de formation, est marquée par une décision controversée qui a soulevé le courroux de la classe politique et de l’opinion en France. En effet, il rend un avis affirmant que l'immunité judiciaire du Président de la République s'imposait y compris pour les crimes et délits de droit commun. L’avis est combattu en ce sens qu’il est taillé à la mesure de son « ami personnel ».

Très vite, l’étau de la honte se resserre sur ce haut fonctionnaire devenu l’homme-lige de François Mitterrand.

 

Cité dans des affaires sales

Le 24 mars 1999, mis en cause par la justice dans le cadre de la fameuse affaire Elf, il décide de suspendre l'exercice de ses fonctions au Conseil constitutionnel. Par ce raccourci, il veut continuer à bénéficier des avantages liés à son poste, tout en faisant face à la justice. Pas tonnant donc que l’octogénaire cherche à défendre quelqu’un qui s’accroche à son poste, juste pour continuer à jouir des privilèges liés à ce poste, non pour travailler dans l’intérêt général.

Il réussit à résister, sinon à ruser avec sa propre conscience pendant un an. Mais, le 1er mars 2000, sous le feu des pressions, il est contraint à la démission du Conseil constitutionnel.

L’homme sort de la République, couvert de honte et de discrédit.

Mais là ne s’arrête pas ses déboires avec la justice. Dans une autre scabreuse affaire, Roland Dumas est condamné à douze mois d'emprisonnement avec sursis et 150.000 euros d'amende pour complicité d'abus de confiance, dans le cadre de la succession du sculpteur Alberto Giacometti.

Ce n’est pas tout, loin s’en faut.

 

Moralité douteuse

Le magazine La Dépêche Diplomatique, dans un article intitulé « Les connexions africaines de Roland Dumas : Sa morale et la nôtre », revient entre autres, sur une autre affaire de moralité, qui a scandalisé et continue de scandaliser les Français.

« L’ancrage africain de Roland Dumas a été permanent. Au cours de sa carrière politique comme de sa carrière d’avocat. Et bien au-delà de ses activités de ministre des Affaires étrangères (1984-1986 et 1988-1993).

Sa plus proche collaboratrice au sein de son cabinet d’avocat, qui détenait une procuration sur ses comptes (ce qui lui a valu d’être placée en garde à vue dans « l’affaire des frégates ») était Stéphanie Bordier ; elle était la fille de Paul Bordier, ami de François Mitterrand, ancien haut fonctionnaire colonial, en poste notamment au Niger et en Oubangui-Chari (aujourd’hui RCA).

En Afrique noire, si Dumas avait des connexions particulières avec Dakar (il a très bien connu Elisabeth Diouf, avant qu’elle ne devienne première dame du Sénégal, quand elle était la compagne d’un avocat au barreau de Paris), c’est avec Libreville qu’il a noué les connexions affairo-politiques les plus étroites. On se souvient que sa sulfureuse amie (« la Putain de la République » (sic)), Christine Deviers-Joncour, avait réalisé, via son agence Kairos, des travaux publicitaires pour le compte de la République du Gabon. Dumas lui-même avait signé un contrat de conseil pour la période où il n’était plus ministre des Affaires étrangères et pas encore président du Conseil constitutionnel ».

 

Affairiste

Pour autant, Roland Dumas n’aime pas plus les palais africains que l’argent qui y est « versé », pour reprendre l’expression bien ivoirienne. Un avocat, ça se paye !

Au point où dans ses plaidoiries, il ne s’accorde aucune limite, pour défendre, partout où besoin est, ses clients. A preuve, cette phrase digne du plus grand laudateur : « Omar Bongo est un homme qui a été servi par les dieux et dont la vocation aura été de servir à son tour ».

Une journaliste socialiste a écrit à son sujet : « « Avant de désigner Dumas au Palais-Royal (siège du Conseil constitutionnel, NDLR), François Mitterrand avait été mis en garde contre un choix qui pouvait paraître défier les juges, tant la réputation d’affairiste collait, à tort ou à raison, à la peau de son ami ».

Le journaliste de La Dépêche Diplomatique conclut son article en écrivant : « L’homme pour qui Bongo « a été servi par les dieux et dont la vocation aura été de servir à son tour » veut servir Laurent Gbagbo. Au nom de l’Internationale socialiste, de la démocratie, du respect de la Constitution ? Qu’on me pardonne, mais compte tenu du parcours de Dumas, y-a-t’il quelqu’un d’assez « con » pour le croire ? Cet homme-là marche avec une canne et une chaussure orthopédique ; mais compte tenu des « casseroles » qu’il traîne, je m’étonne qu’il soit encore capable de mettre un pied devant l’autre. Pour aller de son hôtel particulier de l’île Saint-Louis jusqu’au palais présidentiel d’Abidjan. Cela ne l’honore pas. Et laisse penser que Gbagbo est vraiment à court de soutiens pour l’aller chercher dans les ruines du « socialisme » français ! ».

 

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Published by andré silver konan - dans politique ivoirienne
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commentaires

lacombe 08/04/2011 17:10


comment un ancien ministre socialiste peut il raconter autant de conneries , soutenir un sinistre individu comme gbagbo . Ce qui en ressort c'est une fois de plus gonfler son porte monnaie , comme
vous l'avez fait avec bongo !!! a votre age , vous n'allez pas les emporter