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21 décembre 2014 7 21 /12 /décembre /2014 10:36

Selon les Autorités, ce sont pas moins de 100 000 véhicules qui devraient passer, chaque jour, sur le pont Henri Konan Bédié. Avec ce chiffre, je pense que le Gouvernement pourrait faire un grand cadeau de fin d’année aux Abidjanais, en fixant des tarifs de passage, accessibles à tous. Voici donc mes propositions, et j’expliquerai pourquoi elles me paraissent judicieuses.

 

-         300 FCFA pour les véhicules personnels et les taxis ;

-         500 FCFA pour les cars de moins de 32 places (transport ou non)

-         1 000 FCFA pour les cars de plus de 32 places et les gros camions.

 

Remboursement de la dette


Avec ces tarifs, en partant d’une moyenne de 500 FCFA par jour, on a une recette quotidienne de 50 millions FCFA et 1.5 milliard FCFA par mois. Cela donne 18 milliards FCFA par an. En dix ans, sans tenir compte du nombre de véhicules qui va certainement passer du simple au double, et les frais de fonctionnement, le péage aura rapporté 180 milliards FCFA, largement suffisants pour rembourser la dette de 152 milliards FCFA, contractée par l’Etat et Bouygues (les deux associés majoritaires de l’entreprise qui gère le pont), auprès de la Banque africaine de développement (BAD). Si non et dans le pire des scénarii, étant donné que l’exploitation du pont devrait durer 30 ans (si je ne m’abuse), les partenaires au projet, ont tout le temps d’entrer dans leur fonds, avec ces tarifs.

 

Pouvoir d’achat


Je propose ces tarifs parce qu’avec 300 FCFA, les propriétaires de véhicules personnels ne perdraient rien, bien au contraire. Ils épargneront sur le prix du carburant qu’ils payaient jusque-là en passant par le pont De Gaulle au Plateau, et cette somme relativement dérisoire, n’aurait pas d’impact sur leur portefeuille. Quant aux taxis et autres wôrô wôrô, avec 500 FCFA, ils ne feront pas exploser le titre de transport, entre Riviera et Marcory. Mieux, le tarif pratiqué actuellement sur le trajet, devrait baisser et cela profiterait à leurs clients qui se rendent habituellement de Riviera à Marcory, Koumassi et Port-Bouët (et vice-versa).

 

Bénéfice politique


Etant donné que l’incidence sur le pouvoir d’achat serait importante, le pont HKB, en plus d’être devenu un lieu de tourisme intérieur, et de footing quotidien (il y a donc une incidence sur la santé), serait un véritable outil de développement dans la zone Cocody, Marcory, Koumassi, Port-Bouët (l’épargne sur les frais de transport servirait à la consommation); et serait présenté comme l’un des ponts à péage les moins chers au monde (300 FCFA, soit 0.45 euros). Tout cela sera mis au compte du Président Alassane Ouattara, au moment où la pilule du double péage sur l’autoroute du Nord passe encore difficilement.

A ceux qui disent qu’ « on ne mange pas la route », il faut bien montrer, par un péage accessible, que « la route fait manger ». Telle est ma doléance pour la nouvelle année. A bon entendeur, salut ! L’expression n’est pas de moi…

 

André Silver Konan

Journaliste-écrivain

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Published by andré silver konan - dans Economie ivoirienne
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commentaires

Emile KOUASSI 05/01/2015 12:29

Je partage entièrement ce point de vue de Silvère Konan sur le péage. J'ai fait le calcul et même en tenant compte des intérêts des investisseurs, ils pourraient s'en sortir largement au plus sur
20 ans....

Sangare A. 21/12/2014 12:14

André, j'aurai partage ton avis si ta suggestion nous avait épargne des tracas et désagréments causés sur les routes par les woro woro et autres minibus (Gbaka). Ceux la doivent payer au prix fort,
au risque de voir cet ouvrage devenir le pont des lamentations. Et les gros camions alors, qu'en diras-tu ?